La solitude – une porte vers la véritable communion

Quiconque emprunte le chemin de la prise de conscience est inévitablement confronté à la solitude.
Je le dis d’emblée, pour ma propre 'tranquillité d’esprit' 😇
Car oui – surtout quand je regarde mon propre chemin – c’est un fil rouge.

La minorité qui observe
Quiconque emprunte le chemin de l’introspection appartient tôt ou tard à une minorité. Surtout lorsque cela commence dès le plus jeune âge. Il y a beaucoup de gens qui disent pratiquer l’introspection, mais chez qui cela se manifeste surtout par une image présentée et embellie au monde extérieur.

Quand il s’agit vraiment de passer à l’action – quand les vieux schémas, les côtés sombres et les vérités douloureuses veulent être vus –, le groupe prêt à le faire s’avère étonnamment petit. L’un n’est pas meilleur que l’autre, mais c’est ce que j’observe.

À mon sens, nous pouvons considérer le monde qui nous entoure comme un reflet direct de nos mondes intérieurs.

Je vous invite donc à jeter un coup d’œil autour de vous…

Choisir ce qui nous correspond
Pour ma part, je suis sélective dans le choix des personnes que j’accueille. Je n’ai pas envie de m’entourer de drames ni d’entretenir des relations qui ne m’apportent rien. Même si cela m’a valu de la solitude, je préfère encore 100 % du temps cette option plutôt que d’entretenir quelque chose qui ne me correspond pas. Qui n’est pas en équilibre.

Les facettes de la solitude
Quand j’observe la solitude que je rencontre en chemin, je remarque qu’elle ne se présente pas d’une seule manière. Plutôt par facettes. Certaines sont reconnaissables et quotidiennes, d’autres plus discrètes et difficiles à cerner.

Avertissement : je ne pourrai sans doute pas mettre des mots sur l’ensemble du 'spectre' de la solitude, mais nous allons essayer.

Quand la rencontre ne se produit pas
C'est peut-être la forme la plus reconnaissable. Être seul parmi les gens.
Être présent dans des groupes, des systèmes ou des environnements de travail, et pourtant avoir le sentiment de ne pas être vraiment rencontré. Non pas parce que les gens ne sont pas là, mais parce qu'il n'y a pas de résonance.
Il s’agit ici d’un manque de réciprocité.

La solitude au niveau existentiel
Il y a une couche plus profonde en dessous.
La prise de conscience que l’on perçoit le monde différemment.
Que l’on pose des questions qui ne sont pas forcément partagées. Que l’on est sensible à ce qui n’est pas dit, alors que l’environnement est surtout axé sur la forme, la fonction et le fait d’aller de l’avant.
C’est se retrouver seul dans un monde où tout le monde ne suit pas le même chemin intérieur. Ni meilleur. Ni pire. Mais différent. Et cette différence peut se ressentir en tout : dans les conversations, dans le rythme, dans ce qui est vu et ce qui ne l’est pas.

On pourrait dire: la solitude au niveau existentiel

Se détacher des identifications
Lorsque la prise de conscience s’approfondit, une autre forme de solitude peut apparaître. Non pas parce que l’on s’éloigne davantage des gens, mais parce que les anciennes identifications s’affaiblissent. On ne s’inscrit plus naturellement dans les rôles, les croyances ou les champs collectifs dans lesquels on évoluait auparavant. Cela crée de l’espace, mais aussi un vide. On est plus détaché. Plus libre. Et parfois aussi détaché d’une manière qui n’a pas encore trouvé de nouveau ancrage.

La phase de l’initiation
Cela semble intéressant.
Et je trouve cela très reconnaissable.
Dans de nombreuses traditions de sagesse, la solitude n’est pas considérée comme un problème, mais comme une transition.
Une initiation. Une phase où l’ancien s’efface, tandis que le nouveau n’a pas encore pris forme.
Ce n’est pas forcément un endroit confortable, mais c’est un endroit honnête.
Celui qui ne fuit pas immédiatement cette situation développe quelque chose d’essentiel: l’autonomie intérieure.
La capacité de rester soi-même, même lorsque la reconnaissance fait (temporairement) défaut.

Ce n’est pas un plaidoyer, ou peut-être que si?
Même si la solitude m’a souvent fait douter.
Et qu’elle peut indéniablement être douloureuse.
À mon sens, cela ne signifie certainement pas qu’il y a quelque chose qui cloche.
Cela peut aussi être le signe que quelque chose d’authentique est en train de se produire.

Tout le monde ne reconnaîtra pas ces différentes facettes.
Et ce n’est pas nécessaire.

Mais se pourrait-il que celui qui est capable de ressentir véritablement la solitude dans toutes ses facettes.
Ne la voie pas comme un manque, une lacune ou quelque chose qui doit être résolu ?

Pour finalement en arriver à la prise de conscience.

Que la solitude,
c’est en fait être-ensemble ?

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